

J'ai toujours été choquée, troublée par toute forme de ségrégation. La couleur d'une peau et son infinitude de nuances - caramel, vanillée, café au lait, chocolatée - j'ai toujours adoré. Très tôt, mon feu oncle est tombé amoureux de la Côte d'Ivoire et de ses femmes. Il a laissé en héritage un jeune garçon, aujourd'hui âgé de 14 ans et orphelin. Ce dernier vit en banlieue parisienne avec sa grand-mère. Je n'ai point encore fait sa connaissance...
J'ai rencontré Barth. Un ex-grapheur attendrissant, lui aussi orphelin et métissé. Ici son site Internet.
J'ai interviewé cet animal cocasse dans mon antre montmartroise. Check "du black dégoulinant sur les murs des cités" :
ITW Barth&Aokky octobre 2007
En fond sonore, nous écoutions un des morceaux cultes de Public Ennemy : Rebel without a pause
Barth a réalisé une très belle fresque - huile, pastel, marker, bombe - (en haut à gauche) pour illustrer une des chansons du groupe Zealow, géniteur de l'album "Vernissage".
Un pied en enfer
L'enfer du mimétisme imbécile, l'enfer des clichés pervers, l'enfer d'un système consumériste abrutissant. Pour moi, le paradis sur terre, c'est l'imaginaire et de fait, la transposition de cette flore intérieure dans un acte de création. Une démarche spirituelle empreinte de sens sur une planète vouée à la destruction.
"C'est l'imagination qui donne la forme aux rêves" (Edgar Varèse)
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